• Boudin

    Boudin : du latin botulus, "boyau", qui dériva plus tard en botellius, le boudin est une charcuterie confectionnée à partir du sang de la victime, souvent porcine, ce qui fait que les fils d'Allah sont doublement enclins à éviter cette cochonnerie (promis les amis, après boudin j'arrête les mots cochons). C'est peu du caca de vampire, si l'on réfléchit bien.

    Au plus grand plaisir d'Amatus Cesairus Sangabwanus, ce mot ne contient pas de "r". Cicé'on lui foutait alors la paix.

    L'étymologie susnommée est assez floue, et maintes fois contestée. Il se pourrait bien qu'il vienne d'une onomatopée, bod, qui exprime un renflement. Après tout, beaucoup de choses viennent d'une onomatopée, les cris d'animaux, "taper", "esbroufe"... On a même de très beaux mots qui viennent du néerlandais, comme "flibustier" ou bâbord" et "tribord", c'est dire... (je rigole, amis du Nord, je chéris la langue de Vondel). Bod se retrouve dans le mot "boursoufflé".

    Le boudin ne désigne cependant pas que cette pièce de charcuterie, qui cuite avec des raisins se révèle absolument succulente, mais aussi tout ce qui de près ou de loin à un corps présentant un caractère enflé. Ainsi le boudin désigne-t-il également une corde épaisse attaché tout autour du bateau dans le vocabulaire marin. Ce qui permettait aux marins de se consoler à la manière des adolescents en soirée en se disant que si les jolies filles n'étaient plus là, il restait un boudin de secours, qui en plus se faisait une joie de faire le tour du navire.

    "Boudin" cache également le signifié d'une mèche grossière qui permettait aux mineurs de mettre le feu à une mine. Notons que cette mèche porte également le nom du "saucisson", ce qui montre l'importance du cochon dans la culture minière, comme le montre si joliment la chanson de Bachelet ; Au Nord, c'était le cochon.

    Un autre sens peut être ici dévoilé dans la biographie de Louis XIV, écrite par Marc Lévy : L'étrange voyage de Monsieur Louis. Un monument de qualité littéraire dont je vous livre un extrait ;

    Louis allait le long du couloir, ses pensées divaguant comme divague quelque chose qui divague beaucoup. Il pensait à sa vie qui était tellement riche mais tellement torturée. Lully, son mignon et hétérosexuel chef d'orchestre, arriva pour lui signaler que de nouvelles filles arrivaient, parce qu'en ce temps-là, les dirigeants des pays c'était rien que des vilains qui se tapaient de pauvres filles qui avaient rien demandé, fragiles boutons de rose au crépuscule.

    " Voici Aliénor du Morbihan, mon Roy, dit-il en orthographiant bizarrement roi.
    - Lully, je vous avais demandé d'aller chercher ce nouveau modèle de perruque, hier, non ?
    - Oui, monseigneur, une perruque à boudins.
    - Alors pourquoi m'amenez-vous un boudin à perruque ?"

    Comme nous le voyons dans ce dernier petit du futur membre de l'Académie Française, le boudin signifie également une partie de perruque.

    Boudin veut aussi dire de manière assez vulgaire et injurieuse une fille qui n'a pas le physique facile. Mais je me refuse à faire des blagues pour la raison que Gainsbourg invoque : La beauté cachée des laids se voit sans délai.

    Comment ça, j'ai déjà fait ces blagues ? Eh bien prenez-les avec humour, mademoiselle.

    Scandaleux.


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  • Commentaires

    1
    ristretto Profil de ristretto
    Vendredi 30 Septembre 2011 à 21:44

    .. un texte à ne pas bouder 

     



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