• Au détour d'une escapade dans une librairie de Bruxelles, je tombai sur une carte postale présentant le Questionnaire de Marcel Proust, le fameux élongateur de pensée aux sentences sino-muraillesques. Je ne résiste pas à l'envie de vous présenter mes réponses, et vous invite à commenter avec vos résultats (ou même à faire un article sur votre blog/site) !

    Le principal trait de mon caractère : La gentillesse.

    La qualité que je désire chez un homme : La franchise.

    La qualité que je préfère chez une femme : La culture.

    Ce que j'apprécie le plus chez mes amis : L'ouverture d'esprit.

    Mon principal défaut : La paresse.

    Mon occupation préférée : Lire/rêvasser.

    Mon rêve de bonheur : Vivre en alternance : un an sur une île avec mes livres, un an dans le monde.

    Ce que je voudrais être : Poète maudit vivant de ses oeuvres à la flamme d'une vétuste bougie.

    Le pays où je désirerais vivre : La Belgique me convient bien.

    La couleur que je préfère : Le vert.

    La fleur que j'aime : Le coquelicot. Il ressort bien sur le vert.

    L'oiseau que je préfère : Le moineau.

    Mes auteurs favoris en prose : Camus, Sartre, Rowling, Vian...

    Mes poètes préférés : Verlaine, Nietzsche, Rilke...

    Mes héros favoris dans la fiction : Rincevent (Les Annales du Disque-Monde), Colin, Meursault...

    Mes héroïnes favorites dans la fiction : Electre, Hermione Granger...

    Mes compositeurs préférés : Chopin, Verdi.

    Mes peintres favoris : Picasso et la plupart de ses contemporains (et Jackson Pollock !)

    Mes noms favoris : Victor (évidemment), Sacha, Paul.

    Ce que je déteste par-dessus tout : L'accordéon dans le métro.

    Caractères que je méprise le plus : Comic sans MS. Non, le manque d'humour.

    Le fait militaire que j'estime le plus : La paix, étonnamment rare.

    La réforme que j'admire le plus : La réforme qui a mené à un enseignement public non confessionnel.

    Le don de la nature que je voudrais avoir : Pouvoir lire vite et tout retenir.

    Comment j'aimerais mourir : La noyade. (Oui, c'est trash, mais tu as vu la quetion aussi ?)

    Etat présent de mon esprit : Fatigué.

    Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence : Celles inspirées par la nécessité, et celles commises pour atteindre un bien commun. 

    Ma devise : J'en ai plein, selon les circonstances. Je dis toujours : "Une devise, c'est dangereux."


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  • Le ciel a repris son voile azur
    Le plus léger le plus enivrant
    La pluie ne succède plus au vent
    Reste une senteur de pourriture

    Il n'y a plus rien sur le béton
    Sur les kilomètres d'autoroutes
    La terre est morte sans aucun doute
    Le vent seul chantonne à l'horizon

    Les arbres sont de grandes dépouilles
    Quand ils ont échappé aux brasiers
    Sinistres cimetières d'osier
    Dans l'éternel automne de rouille

    Stèles communes à tous les hommes
    Les villes fanées jonchent le monde
    Ni voitures ni rages ne grondent
    Le vent seul chantonne un Te Deum

    Les gratte-ciel irritent le sol
    Effondrés qu'ils sont de solitude
    La vie n'a été qu'un interlude
    Un entracte ironique, assez drôle

    Durant lequel les humanités
    Les plus hautes valeurs du vivant
    Survivaient en s'entredéchirant
    Le vent seul chantonne un air léger

    S'il en restait à vivre en ce lieu
    Il manquerait plus que tout le reste
    De quoi combler ce silence leste
    Le chant des oiseaux plainte des dieux

    Les monstres mêmes sont morts de faim
    Plus de charognes à dévorer
    Ils dorment, cadavres essorés
    Le vent seul chantonne son refrain

    Les anges fatigués et lassés
    Sont remontés dans les cieux déserts
    Sont retournés à l'état d'éther
    Ne reste qu'une Terre cassée

    Entre deux bois que le temps ébarbe
    Une graine encor gorgée de vie
    Vole de la terre au fer terni
    Le vent seul ricane dans sa barbe.

    Le vent seul chantonne


    The Piano Guys - More than words
    © The Piano Guys



     


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  • On y est !

    (le roi des cabinets, on fait des p'tits paquets pour les anglais)

     
    Ça y est, on passe un cap, celui des 500 posts sur le blog. Passage du cap des 500 posts, et récemment des 16 000 visites, aussi ! 

    Comme promis, je mets d'abord dans cet article les quelques 10 sonnets tempêtueux. Si quelqu'un s'amuse à mixer les poèmes entre eux, je posterai ce qu'il aura obtenu avec mention de son nom ou pseudonyme ! N'hésitez pas à le faire, ces sonnets m'ont pris un mois et demi de travail.

    Voici donc les 10 sonnets !

    1.

    De dures tours face aux tourments soudain se dressent
    Autour des caps cerclés de vagues, mer en rage
    Tel l'horizon de la dentelle à ton corsage
    Que je conserve en mon esprit que seule blesses

    Frivolité, le vent souffle et la roche encaisse
    À l'ombre d'un fracas de trains sans aiguillages
    Pourtant aucun oiseau ne perd de son plumage
    Sur la falaise près l'hôtel "La Grosse Abbesse"

    Ensuite l'air devint d'un coup très doux, très pur
    Il y a peu forêt craignait pour sa feuillure
    A la manière dont moi fou je perds, maboul

    Devenu calme, étant soumis à ton silence
    Donne-moi donc ton grand désir, ton exigence
    Quand les amours, les désamours perdent la boule

    2.

    Il faut beaucoup pour point mourir sous tes caresses
    Dans le mépris de nos amis Notre entourage
    Répétition perpétuelle Idiot filage
    Que je préfère à t'oublier Enchanteresse !

    Je veux te voir venir au rang des poétesses
    Émerveillés Émus devant un coquillage
    Mais qui n'est point sensible au doux air du feuillage
    Quand l'amour mêle et joie et haine et gentillesse

    Plus tard Las ! l'air devient amer et la mer dure
    Je ne voulais que nous ensemble à la courbure
    Comme une mouche s'est désirée à l'ampoule

    Sacrifié Te protégeant des turbulences
    Je te rappelle au doux parfum de la garance
    Quand tout autour de nous s'affaisse et puis s'écroule

    3.

    Un marin dort Nimbé d'une aura de paresse
    Dans le tumulte inassouvi de ce vieux mage
    Au sombre instar du dieu du trouble et de l'orage
    Que nous craignons pour sa vindicte chasseresse

    Un obscur dieu nageant dans l'eau et dans sa graisse
    Dessus les ondes au couchant et son ramage
    Cependant nul n'a pu différer son voyage
    Dans cet aveuglement de l'or et des richesses

    Alors le mousse ensommeillé sent le sulfure
    Le bâtiment ne puait guère que souillure
    De cette ambiance qu'on retrouve en cage à poule

    Pour s'en sortir le doux dormeur n'a qu'une chance
    Poséidon ayez pitié et tolérance
    Quand il mourra, par l'orde sable qui s'écoule

    4.

    C'est l'amertume qui te prend ô ma princesse
    Dans ces odeurs de gasoline et de cirage
    C'est l'ordalie de ton orgueil ô mon courage
    Que je titille quand j'ai par peur le feu aux fesses

    Je n'y crois pas Je ne veux pas que ça paraisse
    Parmi les femmes que je laisse en mon sillage
    Même si rien n'écœure plus qu'un maquillage
    Dans les filets du très grand Méphistophélès

    Maintenant l'eau a des remous dans ses bordures
    Avant nous nous souhaitions à la revoyure
    Fragment de roche qui s'ensable et qui croule

    Chantons encore l'hymne aimé de l'élégance
    Soyons esclaves des folies et des vengeances
    Une fois l'onde devenue l'immonde foule

    5.

    Marasmes fous Idées qui n'ont jamais de cesse
    À l'orée claire des forêts Jamais d'ombrage
    Comme un désert privé de sel et de mirage
    Ce n'est un feu ni un repos Une faiblesse

    Et toi tu ris Tu ris de moi Ô ma bougresse
    Dedans le rêve inanimé Tu es mon gage
    Et si je perds tu me reviens Me dédommage
    Je suis pressé de me noyer dans tes prouesses

    Et je serai annihilé sous tes piqûres
    Mes doigts pliés sur tes replis Ta reliure
    Comme ton corps au mien d'amour d'amour se moule

    Une fois l'air rempli de toi De l'impudence
    Apprends-moi tout Le cœur La vie L'indifférence
    Et les marées en toi et moi toujours refoulent

    6.

    Je suis soumis Vaguement à l'onde traîtresse
    Sous le ciel noir et puis sous l'ombre des cordages
    Dans les nuages un oiseau bat du plumage
    Au Panthéon Poséidon titille Arès

    Je me souviens L'herbe verdoie Les vaches paissent
    Le doux repos m'attend au soir et me soulage
    Dedans la mer ce n'est que rage Un grand tapage
    Je veux te voir Ici ce n'est que peur. Et stress.

    Je nous repense quand l'amour n'était pas mur
    Mes yeux scellés dans un parfum de bois, de sciure
    Dehors était une légende Elfes et goules

    Quand je serai chargé de joie et d'opulence
    Je reviendrai à tes côtés, sans contresens
    Pour que les arbres bien vivants encor s'enroulent

    7.

    La mer est folle c'est la foule en pleine liesse
    Dans la clameur d'un bruit rempli d'enfantillages
    Sur le bateau l'homme en oublie le bastingage
    Et sur le ciel les dieux heureux rient et acquiescent

    Regarde ici Étrange vue Demande : "Qu'est-ce ?"
    Mystérieux le vent bouscule et s'aménage
    Dans un sursaut un coup de pluie un dérapage
    Panique : viennent l'au secours Le S.O.S.

    Regarde-moi Cette fureur je n'en ai cure
    Notre mémoire emplie de calme et de verdure
    Au loin ce n'est qu'odeur de soufre aussi de fuel

    Dieux de papier donnez-moi donc votre clémence
    Je vous connais dans les plus belles de mes transes
    Et voguons loin, près de Boston ou de Séoul

    8.

    La marée heurte, les vagues montent et rabaissent
    Les rochers graves Sont récifs pour le volage
    Comme un passant Qui nous bouscule sans ambages
    Dont je me moque et que je prends en pleine caisse

    Reviens me voir sans moins de charme ou de finesse
    Là où le mal ne se produit ou se propage
    Malgré l'amour pour qui personne ne s'engage
    Dans l'univers où tout est vague et tout s'affaisse

    Alors le calme devient doux comme une bure
    L'amère mer est plus amère de froidure
    Pour vivre il faut une poignée de kilojoules !

    Tombée, la neige est une blanche purulence
    Je te désire pour l'ultime renaissance
    Le jour où l'âme se perd où la larme coule

    9.

    Sur l'océan Le dur Kraken remue sans cesse
    Sur l'océan claqué et vieux Plein de rivages
    Une puissance de tempête pourtant sage
    Que je conserve loin de toi Ô ma traîtresse

    Au calme toute l'armée mange dans le mess
    Sous les éclairs grondant Fumant Le bel outrage
    Mais l'œil est vif Il se fait dur et sans partage
    L'obscur oracle Hélas ! car même les mots blessent

    Et l'horizon se fait coupure et puis suture
    Cette douleur se fait suture et puis coupure
    Comme un éclair en mon esprit rue et déboule

    Je ne suis rien Je suis trop fort et sans défense
    Laisse-moi être le pur monstre de faïence
    Quand je retire un coup de cigue, c'est trop cool

    10.

    Nous abordions les hauts rivages de la Grèce
    Là où les rocs Vigies de nuit Guettent l'ancrage
    L'esquif furtif au vent du Sud est au mouillage
    Et le danger au loin épie toute faiblesse

    Ô Thyrésias dis-moi Périls Ogres Ogresses
    Sous l'onde obscure et sous le ciel bardé d'orage
    Un œil noirci perçoit sans doute les présages
    Il nous faut voir Destin et son triste faciès

    Prends-moi encore en ton giron Ô ma souillure
    Ramène-moi auprès de toi Les temps sont durs
    Sommes-nous donc de ces mémoires de Kaboul

    Je suis et fuis Je pousse et pouffe Je repense
    L'orage est mort et je te veux Dernière chance
    Et débarqué je prends les voies Ça y est je roule

    Voilà pour les Cent Mille Milliards de Sonnets !

    J'embraye tout de suite avec mon voyage aux USA qui date maintenant d'un mois (mes sonnets ont pris beaucoup plus de temps que prévu !), dont je ramène ces quelques photos (sélectionnées sur les 1600 faites lors du voyage) auxquelles j'ai ajouté un filtre hipster, pour rire. Please enjoy !

    Sunset on Central Park

    Coucher de soleil sur Central Park

    United we stand.

    Prise par la fenêtre du bus à Boston, Massachussets

    Memorial

    Femme coréenne se recueillant devant le Mémorial pour la Guerre de Corée, New York

    500 posts !

    Prise par la fenêtre du bus pour Western New England University , Massachussets

    500 posts !

    Springfield, Massachussets

    500 posts !

    Drapeau en berne de la Boston School of Law

    500 posts !

    Étal de fruits et regard malicieux, New York

    C'était un super voyage, et confrontés aux étudiants universitaires américains, on constate plusieurs choses :

    - Tout le monde vient en jogging à l'université, ça contraste avec les universités belges...

    - Les universités, par contre, sont magnifiques ! Par contre, l'envers de la médaille est que tout cela est financé par des lobbies. Je me suis payé une boisson fraîche dans une salle "Smith and Wesson"... 

    - Quand on leur parle de l'Europe, les connaissances sont assez... limitées. Quelques questions : "Vous avez Thanksgiving en Europe ?" ; "Vous avez des années bissextiles en Europe ?" 

     

    Voilà, je vous laisse avec cette nouvelle ; le recueil de 2012 avance bien ! Passez une bonne fin de vacances de Pâques ! 

     


    3 commentaires
  • Tu iras, Léon C
    Consulter A.I.
    Sur le cation
    L'action sûre
    Un trois lacé 
    Ulcérations. 


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  • Lettres de la contrainte : d et p.

    Pour le _ire, je suis _ur, car mon _ieu se _resse. (il y a donc 16 lectures différentes)

    En me frottant cette contrainte, je me suis rendu compte que c'était plus aisé de créer une contrepétrie à partir du résultat. Voici donc pour les soirées entre amis :

    Les dieux se pressent devant elle.

    Je me presse pour aller diner. (l'oubli du circonflexe n'est pas innocent...)

     


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  • Alors, remettons tout de suite les pendules à l'heure ; je ne suis pas (encore ?) étudiant à l'Inraci. Mais Lucile, que je ne présente plus pour ses superbes contributions à Project Mayhem et qui est également celle qui, par ses magnifiques photos, a participé à la mise en forme actuelle du blog.

    Je ne dévoile pas l'intrigue du court-métrage, je me contenterai de mettre les quelques photos que j'en ai faites (un making-of, si vous voulez).

    Pour la petite histoire, mon seul rôle dans la fabrication de ce petit film est : prêter un des lieux du tournage et faire les cafés quand on y tourne. Mais cela m'a permis de faire la rencontre de chouettes acteurs (j'en suis un ! Je joue plus ces temps-ci, mais j'en suis un nom de moi !) et d'étudiants ma foi fort sympathiques (en tout cas, ils sont gentils avec mon %@!§& de chat qui a miaulé pendant le tournage).

    Tournage pour l'Inraci

    Tournage pour l'Inraci

    Tournage pour l'Inraci

    Tournage pour l'Inraci

    Tournage pour l'Inraci


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  • (eh eh oh)

    Bonjour !

    Pour ce journal de bord, grand retour de la liste à puces !

    • Premièrement, j'ai été sélectionné dans mon cours de Common Law pour un voyage de 10 jours dans la région de Boston, aux États-Unis. C'est génial ! Je vais avec le groupe de 12 étudiants notamment suivre des cours aux universités de Boston, de New York,  et de Western New England. Je vais aussi donner un exposé d'une dizaine de minutes sur l'Europe à la New York University, avec d'autres étudiants qui exposeront les particularités du droit belge. Je prends mon bel appareil photo et vous ramènerai mes impressions de ce premier voyage en Amérique. Par contre, résultat des préparatifs et paiements : je suis fauché comme les blés après la moisson. Mais je compte bien en profiter un maximum.
    • Secundo, on tourne en ce moment un court-métrage dans mon appartement, que j'ai prêté à Lucile et à son équipe qui sont tous à l'Inraci, et c'est juste génial. L'ambiance est chouette, et j'essaie d'être aux petits oignons pour cette entreprise thespienne. Cela me replonge dans l'envie de rejouer la comédie... Je vais essayer de trouver deux ou trois trucs, parce que c'est un gros manque.
    • En troisième lieu, je travaille sur un quatrième recueil, que je remplirai jusqu'à la fin de l'année, et qui sera donc complet en 2013. Il finira sûrement avec les autres textes, que j'adore pendant quelques semaines et que je ne supporte plus de voir ensuite, mais bon, il faut bien que je me débrouille pour les garder.
    • Je me relance dans des recherches pour un petit boulot, j'ai fait une formation au bout de laquelle je n'ai pas été rappelé (franchement, les employeurs qui ne vous rappellent même pas, c'est le bout). Je pense que je vais quand même continuer les études un petit temps, la vie active c'est pas encore ça.

    Voilà, c'était le journal de bord du 19 février 2012 ! Bonne journée !

     


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